• Véronique Lanonne

LA GUERRE

On a toujours eu les armes pour partir à la guerre. Tous. Que ce soit la colère, la haine ou comme en ce moment, la peur, ces émotions réveillent en nous les instincts primaires. Tuons-les avant qu’ils ne nous tuent. Oui mais voilà, se laisser guider par les ressentiments n’a jamais aidé le monde à tourner. On le vit aujourd’hui. Se sentir exclu, blessé, trahi, touché par l’injustice nous concerne tous mais nous sommes responsables de ce que nous ressentons. Comment pardonner ?


La détresse est là, partout. Je la vois, je la vis, je la sens. Nous ne sommes pas les victimes d’un système défaillant, nous, qui avons mis les rois sur des trônes, nous, qui avons accepté sans broncher, gouvernés par la peur et la loi. Mais la loi n’est pas édictée par des hommes de bien. Des Dieux qui tiennent, aujourd’hui comme hier, nos vies entre leurs mains. Nous leur avons donné tous les pouvoirs. Ils en disposent comme bon leur semble. Mais, me direz-vous, ils sauvent des vies. La réponse à cette affirmation n’est pas si simple. Le pensez-vous vraiment ? Pensez-vous qu’ils agissent pour le bien commun ? Que, pour le bien commun, des sacrifices soient nécessaires ? Que, pour le bien commun, il faille condamner ceux-là même qui étaient encensés hier ?


Pour notre bien, ils ont conduit nos parents à la mort. Seuls et sans secours. Pour notre bien, des remèdes ont été écartés. Pour notre bien, après la deuxième, la troisième pointe le bout de son nez. Puis, après nous, notre chair et notre sang. Je ne les condamnerai pas, non. Ils ne sont que des hommes épris de pouvoir et d’argent. Ils ne sont que le reflet de nos croyances et de nos peurs. Puis, finalement, nous les avons placés là. La religion a tué, tue et tuera encore. La politique sauve, c’est bien connu.



Véronique Lanonne @2021

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